Curiosités et patrimoine

Monuments de Coubon

L’Eglise Saint-Georges de Coubon :

Dépendance depuis 1090 de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier; elle a été agrandie en 1834. De l’édifice primitif qui abritait la chapelle Sainte-Catherine fondée vers 1340 par Guillaume Dalmas de Poinsac, seule subsiste la façade de style roman.

Eglise de Coubon
Église de Coubon

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Château de Poinsac :

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Histoire

Poinsac est mentionné pour la première fois au début du XIIIème Siècle.

Il appartient alors à une branche cadette des Falcon d’Olliergues, importante famille seigneuriale du Livradois qui fit construire la Tour d’Archinaud, visible du donjon de Polignac et contrôlant l’accès à l’antique voie reliant Saint-Paulien au Monastier sur Gazeille.

Une branche de cette famille possédait, à l’emplacement de la cour du château actuel, un mas qui fut fortifié à la fin du XIIIème par Hugues II de Poinsac avec l’autorisation de son suzerain, le seigneur de Solignac.

A la fin du XIVème siècle, l’insécurité provoquée par les « Grandes Compagnies » obligera le seigneur de Poinsac à fortifier son château.

En 1380, les Polignac l’autorisent à construire le donjon actuel qui, avec ses 20 mètres de haut, pouvait servir de relais entre les châteaux de Bouzols et de Solignac sur Loire. Les défenses du donjon sont renforcées au milieu du XIVème siècle.

Cela n’empêchera pas Poinsac de capituler sans résistance, notamment en 1594 devant les forces royales du Duc de Ventadour venu assiéger le Puy.

Au début du XVIIIème siècle, Jacques de Poinsac, qui séjournait régulièrement à la cour de Versailles, décida de mettre son château au goût du jour, construisant la façade actuelle et ornant les appartements. La charpente du logis principal est datée de 1726.

Le château fut légué en 1750 à un neveu, Scipion de Vocance, dont la famille le vendit en 1769 à un seigneur voisin, Jacques de Veyrac. En 1871, à la mort de Théodore de Veyrac, il échoit à la descendance féminine de son frère Jule, successivement Boysseulh, La Batut, Bronac de Vazelhes, Rivet.

Description :

Le château de Poinsac est dominé par un donjon initialement couronné de créneaux* et de quatre échauguettes* d’angle.

Divers corps de logis moins élevés et flanqués de tours enserrent ce donjon sur trois côtés. Les percements remontent pour l’essentiel aux aménagements effectués au XVIIIème siècle.

A l’intérieur, subsistent des éléments des décors médiévaux, notamment une cheminée monumentale de pierre au manteau frappé de six écus armoriés et dans la grande salle du donjon un plafond peint à solives* orné de motifs variés.

L’essentiel des décors est constitué par des gypseries * et boiseries réalisées au XVIIIème siècle pour Jacques de Poinsac par des artisans méridionaux, tout particulièrement dans le grand vestibule d’entrée et la desserte sculptée dans une pièce attenante.

* créneau : Ouverture, en général répétée, pratiquée dans un parapet pour observer ou tirer à l’abri des coups de l’adversaire

* échauguette : Guérite (abri) de guet généralement placée en surplomb sur une muraille fortifiée, une tour, etc

* gypserie est une décoration d’intérieur moulée et sculptée en gypse qui, cuit et broyé, devient la poudre de plâtre que l’on mélange à l’eau « gâchage » et qui durcit à l’air « prise », soit un staff.

* solive est une pièce de charpente placée horizontalement en appui sur les murs ou sur les poutres pour constituer le plancher d’une pièce

Château de Latour-Daniel :

A 1 km au Nord de Coubon; son nom vient de « Turris Neillis » ou Tour Noire, allusion au basalte noir dont les blocs ont servi à la construction du donjon qui date du XIVème siècle. Le logis du XVème siècle a été magnifiquement orné par les Rochebaron : tourelle d’escalier, cheminées témoignent d’un art consommé de la sculpture.

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Maison Forte de Volhac :

Le « fortalicium » de Volhac est cité dès 1320 ; c’était une possession des Tournon qui avaient succédé aux Deydier et qui étaient alliés aux Chapteuil. Le bâtiment a subi les vicissitudes de l’histoire, incendié en 1594 lors des guerres de religion et lors de la Révolution après la fuite de son propriétaire Pierre Chardon des Roys. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1966.

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Château de Gendriac :

A 3 km au Nord de Coubon ; le château se distingue par son donjon pittoresque perché sur un piton volcanique. Depuis le XIIème siècle, ce fut la propriété des Azon qui le cédèrent ensuite aux Béraud. Ces derniers descendant d’une branche cadette des Mercoeur, s’allièrent aux Dalmas de Poinsac. Jeanne Béraud de Gendriac épousa le 20 janvier 1526 Thèofréde de Poinsac, elle était la filleule de Diane de Poitiers alors favorite d’ Henri II.

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Gendriac

Maison de Charentus :

Dans le hameau de Charentus ; citée dès le XVIème siècle ; tour d’escalier à colimaçon ; propriété de la famille Pascal.

Curiosités naturelles de Coubon 

Prieuré de Saint-Maurice de Magnore :

Sur le Mont Saint-Maurice, quelques ruines éparses dans les buissons, une citerne, des sarcophages et des tombes creusées dans le roc, tels sont les restes du prieuré Saint-Maurice de Magnore qui dépendait de Saint-Pierre du Monastier. Une bulle du pape Alexandre III le mentionne en 1179. La chapelle de Saint-Maurice est citée dans le Compois du Mandement de Bouzols en 1696.

Mont Saint Maurice
Mont Saint St Maurice

Trou du Soleil :

Sur le flanc Est du Mont Saint-Maurice, à 200 m au dessus de la route de Coubon à Orzilhac, un rocher en forme d’arc-boutant, largement échancré en son milieu, attire l’attention. Résultat de l’érosion ou fruit du travail des hommes ? A. Boudon-Lashermes avait tranché la question qui y voyait un lieu de culte préhistorique du soleil à l’instar des Externsteine d’Irminsul dans la forêt de Teutoburg (« le Velay Gallo-Grec »)

Une curiosité, le trou du soleil

Les trois Pesades :

A 200 m au Nord-Ouest du manoir de Bois-Rouillier (coord. 726,45/297,85 Carte Etat Major 1/20.000 Cayres). Elles sont déjà signalées dans le Compois de Mandement de Bouzols en 1696. Dans un bosquet dominant à l’Ouest les vallées de la Laussonne et de la Loire, face au Mont Saint-Maurice, un rocher creusé de trois cavités porte d’après la tradition, l’empreinte du pied d’un animal. D’après J. Markale, grand spécialiste du monde celte (« le mystère des pierres à bassin » Roger Matthieu), il s’agit d’un vestige de la civilisation mégalithique dont nous avons perdu la clef d’interprétation. Le christianisme l’a adaptée puisqu’une pierre semblable à Saint-Martin de Fugères, appelée Pierre de Saint Théofréde, porte d’après la tradition, l’empreinte du pied d’un cheval. Saint-Théofréde s’en serait élancé pour fuir le diable qui le tentait dans sa solitude.